La visite de Saint-Jacques le 18 septembre 2022


Plus de 200 personnes sont venues admirer les trésors de l’Église Saint-Jacques, rue des Recollets Anglais.


Avec son aimable autorisation, nous proposons le texte de Christophe Delille.


Quel bonheur de retrouver, après toutes ces années de fermeture stricte, notre belle église Saint-Jacques, un véritable joyau au cœur de la cité de Gayant! Malgré le fait que tout son mobilier ne soit plus sur place, malgré la présence de ces quatre immenses tours d'étaiement de bois et de câbles métalliques qui confortent la coupole malade, malgré la poussière et la saleté en certains endroits (un gros nettoyage a tout de même été réalisé récemment en vue de ces Journées du Patrimoine), l'âme de cette église est préservée. Cette église, toujours officiellement affectée au culte, a rappelé de nombreux souvenirs aux visiteurs de ce jour, tandis que ceux qui n'y avaient jamais mis les pieds ont été ébahis par la beauté de l'architecture et du décorum de ce lieu saint et ont pu mesurer l'importance de Saint-Jacques dans l'histoire et le patrimoine de Douai.

Cette église, dont la nef était la chapelle Saint-Bonaventure du couvent des Récollets Anglais avant la Révolution, est devenue au XIXe siècle la nouvelle église Saint-Jacques, dont la paroisse a récupéré les territoires des anciennes paroisses Saint-Albin, Saint-Amé et Saint-Nicolas, supprimées durant la Révolution. L'église a repris le nom de la quatrième église démolie lors de cette période, Saint-Jacques-en-la-Neuville, située sur l'actuelle place Carnot et dont le territoire paroissial a, quant à lui, été récupéré par la paroisse Saint-Pierre.

Eglise Saint-Jacques... ou plutôt église Saint-Jacques et du Saint-Sacrement! Non seulement l'église succède aux églises Saint-Albin, Saint-Amé et Saint-Nicolas, mais elle rappelle dans tout son programme iconographique les origines religieuses de notre ville et surtout, conserve la mémoire du Miracle du Saint-Sacrement, survenu le 14 avril 1254 dans la chapelle du Peuple de l'ancienne collégiale Saint-Amé.

C'est ce miracle qui est représenté sur la gloire, au-dessus du maître-autel, avec en son centre l'hostie miraculeuse d'où sortent les rayons, entourée d'une importante nuée et des trois formes dans lesquelles les témoins du miracle ont vu le Christ: enfant, souffrant, glorieux. Avant leur transfert à la collégiale Saint-Pierre (où elles se retrouvent hors contexte), les statues de Thomas Pikete (prêtre qui célébrait la messe lors du miracle) et de Thomas de Cantimpré (évêque auxiliaire de Cambrai qui a décrit l'apparition) se trouvaient aux extrémités du maitre-autel et regardaient la gloire.

Ce magnifique maitre-autel, en marbre, date de 1855 et a été consacré sous l'invocation de... Saint Albin, Saint Amé et Saint Nicolas! Quoi de plus logique!

Derrière le maitre-autel, dans le déambulatoire, on peut apercevoir les belles toiles du peintre lillois Alphonse Colas, représentant, à gauche, le martyre de Saint Jacques et à droite, la vocation de Saint Jacques.







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